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Se soigner est l'un des besoins fondamentaux de l'Homme ! Plus qu'un besoin, il est même un droit car la Santé est un des facteurs déterminants de développement, d'où la nécessité pour tout pays de mettre en place une Politique de Santé efficace dont l'une des composantes essentielles est la Politique Pharmaceutique Nationale.

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ATELIER DE CONTRACTUALISATION DES RAPPORTS DE LA CAME AVEC LES STRUCTURES SANITAIRES

Le vendredi 16 novembre 2018, s’est tenu à l’hôtel BEL AZUR à Grand-Popo, l’atelier de de contractualisation des rapports entre la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Consommables Médicaux (CAME) avec les structures sanitaires.

Cet atelier a pour objectif général d’améliorer les prestations de la CAME au profit des structures sanitaires clientes.

Ont pris part aux travaux, des membres du Comité de Direction élargi et du Comité de Gestion de la CAME, les Médecins Coordonnateurs des 34 Zones Sanitaires, les Directeurs des Centres Hospitaliers ainsi que les Directeurs des Hôpitaux de Zones Sanitaires ou leurs représentants.

Les travaux se sont déroulés en quatre points :

 I-   CEREMONIE D’OUVERTURE

La première allocution a été prononcée par l’Administrateur Provisoire de la CAME, Dr Al Fattah ONIFADE.
Après avoir souhaité la bienvenue aux participants et salué leur présence à l’atelier de contractualisation qui a connu sa première édition en 2012, il a souligné le défi de la disponibilité des produits médicaux à relever pour contribuer significativement à l’amélioration de la prise en charge de la santé des populations. Aussi a t-il mentionné les attentes non comblées par la CAME dans le cadre de sa mission et les réformes en cours dans le sous-secteur pharmaceutique qui ont pour but l’amélioration de la qualité des soins. Il a rassuré l’assistance que les diligences sont en cours pour corriger, avec l’appui des autorités, les situations non reluisantes. In fine, il a remercié la Directrice Adjointe de Cabinet (DAC) du Ministre de la Santé pour sa disponibilité et sollicité la contribution de tous les acteurs pour le succès de l’atelier.

La seconde intervention a été celle de la représentante du Ministre de la Santé, Dr Fernande GANDJETO. Elle a rappelé la mission de la CAME à savoir assurer l’approvisionnement des Formations Sanitaires publiques et privées à but non lucratif en produits médicaux essentiels de qualité et à moindre coût, avant de préciser le contexte de la contractualisation notamment marqué par l’absence de données fiables des consommation des besoins des Structures Sanitaires en produits médicaux pouvant permettre une bonne prévision par la CAME, la croissance des activités et des stocks de produits à tous les niveaux et la croissance des créances de la CAME sur les Formations Sanitaires publiques.

L’amélioration de la disponibilité des produits de santé à tous les niveaux de la pyramide sanitaire étant l’objectif principal, elle a invité les différents acteurs à mutualiser leurs efforts et à se consacrer au cours des travaux du présent atelier à :

La DAC a souhaité que les conclusions des travaux soient le fruit de consensus pour atteindre les objectifs visés, pour le bien-être des populations. Aussi, a-t-il rassuré du soutien du département de la santé pour la mise en œuvre des résolutions. Enfin, il a remercié la CAME pour tous ses efforts avant de déclarer ouvert, l’atelier de revue de la contractualisation entre la CAME et les formations sanitaires.

Après la présentation des participants et le retrait des officiels, un présidium de deux (02) membres a été mis en place : 

Président : Monsieur  MATCHI Bernard, Directeur du Centre Hospitalier du département de la DONGA         Rapporteur : Madame GBEDEY Alexandrine, Assistante Juridique et de Direction à la CAME

L’agenda a été adopté et les informations administratives ont été communiquées. L’équipe de la CAME s’est engagée à régler diligemment les problèmes logistiques tels que souhaités par les participants.

II-  COMMUNICATIONS

Quatre thèmes ont meublé l’atelier.

COMMUNICATION N° 1 : « Présentation des objectifs et de la méthodologie de l’Atelier »

Présentée par le Dr MENSAH Gédéon, Chef de l’Agence Régionale CAME Cotonou, cette communication a précisé l’objectif principal de la 6ème édition de l’atelier de contractualisation, objectif qui est d’améliorer les prestations de la CAME au profit des  structures sanitaires clientes.

De façon spécifique, il y a à :

Comme méthodologie définie, l’atelier se déroulera en plénière avec des exposés suivis de débats, la collecte des données pour l’estimation des besoins  de 2019 en produits médicaux sera effectuée ainsi la signature des conventions recueillie.

Au regard de l’importance de l’atelier,  le communicateur a souhaité la contribution efficace et objective des participants aux fins d’obtenir les résultats escomptés à savoir la mise à disposition des populations des produits de qualité à moindre coût.

COMMUNICATION N° 2 : REVUE DE LA COLLABORATION CAME/STRUCTURES SANITAIRES AU TITRE
                                            DE L’ANNÉE 2018 

Cette présentation du Dr AGBATCHOSSOU a rappelé le contexte de la contractualisation et la particularité de l’année 2018 caractérisée par les réformes dans le secteur de la santé, surtout dans le sous-secteur pharmaceutique. La revue des Structures Sanitaires ayant renouvelé leur contrat avec la CAME en 2018, quelques dispositions de la convention de partenariat CAME/SS et le point de leur mise en œuvre, la satisfaction des besoins des Structures Sanitaires par la CAME en 2018, les difficultés rencontrées et les perspectives ont été également exposés.

L’examen du volet signature de contrats révèle qu’à ce jour, 64 sont disponibles sur 79 soit un taux de 81%, les 15 centres doivent emboîter le pas aux autres.

La revue des obligations contractuelles des parties a permis de noter la CAME a partiellement assuré la disponibilité des produits, livré des commandes dans les centres ayant exprimé le besoin, transmis régulièrement le catalogue de prix de cession des produits pharmaceutiques aux clients. Elle n’a pas réalisé de prestations à la carte pour le compte des Structures Sanitaires faute de demande de leur part.

Certaines structures sanitaires n’ont pas transmis de besoins, n’ont pas respecté les échéances de règlement de leur facture, n’ont communiqué aucun don à la CAME, n’ont pas signalé de problème de qualité éventuel sur les produits, n’ont pas sollicité l’appui de la CAME pour la destruction des produits pharmaceutiques périmés.

En 2018, la CAME a globalement  satisfait les commandes des Structures sanitaires à  64 % en valeur. Elle a servi des structures qui n’ont pas encore signé le contrat.

Les difficultés rencontrées sont les ruptures de stocks de certains produits au niveau de la CAME., le non-respect des délais de livraisons par certains fournisseurs de la CAME, le non remboursement des dettes par certaines structures sanitaires.

Pour l’avenir, la CAME envisage le renforcement du suivi des commandes, l’amélioration de la disponibilité des produits de santé, la mise en place du nouveau mécanisme de paiement des factures et la création de la plateforme de consultation de  la disponibilité des produits  et de commandes en ligne.

Des éclaircissements sur le nouveau canevas de collecte de données ont été faits.  

Au regard des insuffisances relevées dans la collaboration, les deux parties ont été invitées à  redoubler d’efforts pour une meilleure satisfaction des attentes, pour une prise en charge adéquate des malades.

Les deux communications ont suscité des débats sur les points suivants :

Destruction des produits pharmaceutiques périmés : cette activité relève de l’autorité de réglementation qui est la Direction des Pharmacies, du Médicament et des Explorations Diagnostiques (DPMED) et c’est dans le cadre de la négociation de la signature du contrat de partenariat avec les structures sanitaires que l’accompagnement de la CAME avait été souhaité.

- Taux de satisfaction des commandes : la baisse importante du taux constatée a été justifiée par plusieurs causes, l’absence de données fiables de consommations des Formations sanitaires, des dons de produits médicaux non coordonnés,  des achats parallèles. Les réformes en cours au niveau du secteur et au niveau de la CAME ont pour but d’inverser la tendance.

- L’évolution des indicateurs : la baisse du taux de disponibilité a été constatée de 2017 à 2018. Chaque acteur a été invité à jouer son rôle pour améliorer les performances. La communication des données de consommation suivant le nouveau canevas contribuera à la fiabilité des donnés capitales pour garantir la disponibilité.

- Effets indésirables des produits : les produits incriminés n’ont pas été acquis par la CAME, les effets indésirables doivent être signalés à la DPMED et aux donateurs.

- Informations sur  les réformes : à l’étape actuelle, il n’est pas possible de préciser le niveau d’évolution.

- Problèmes de qualité des produits : ils doivent être signalés à la CAME si c’est elle qui les a cédés

- La réorganisation de la chaine d’approvisionnement : le recours à la CAME pour les achats par des certaines formations qui ont des dettes vis-à-vis des zones Sanitaires a été déplorée. Les réformes abordent certainement cette réorganisation et chacun sera désormais fixé dans le système d’approvisionnement.

Cherté des prix de la CAME : Le cas du prix du sérum antivénimeux évoqué a été expliqué. Le produit distribué par la CAME est un produit de qualité exigée, tropicalisé, lyophilisé et même subventionné par le Gouvernement.

Dons de produits de santé aux formations sanitaires : l’insuffisance dans la coordination et la non implication de la CAME dans les dons perturbe la disponibilité des produits au niveau de tous les acteurs.

Signature des contrats : certaines formations sanitaires n’ont jamais signé le contrat depuis 2012. il s’agit d’un outil de travail pour améliorer la collaboration.

Kit de césarienne : le souhait de voir la CAME proposer des kits de césarienne a été émis.

 

COMMUNICATION N° 3 : INNOVATIONS EN VUE AU NIVEAU DE LA CAME (NOUVEAU MECANISME DE PAIEMENT & PLATEFORME DE CONSULTATION DE STOCK ET DE COMMANDE EN LIGNE)

Les difficultés actuelles de la CAME en termes de traçabilité de la distribution & des opérations financières avec la clientèle l’ont conduite à envisager la mise en place d’un mécanisme de paiement et d’une plateforme de consultation de stocks et de commande en ligne aux fins de rassurer les gouvernants et les acteurs du secteur sur ses pratiques.

M. MIGAN Ismaël qui a eu la charge de cette communication a présenté les nouvelles mesures visant à l’amélioration de l’APPROVISIONNEMENT, du STOCKAGE et de la DISTRIBUTION.  Il s’agit en effet :

- D’assainir la base de données clients à travers la suspension de tous les comptes dont la lettre d’agrément n’est pas prouvée

- De désigner au niveau des structures sanitaires, des agents pour prendre réception des produits livrés par la CAME

- D’utiliser des moyens de transport appropriés pour la réception des produits

- D’installer un mécanisme de paiement sécurisé qui engage la responsabilité de la structure sanitaire bénéficiaire.

La mise en place de la plateforme de consultation de disponibilité et de commande en ligne :

La notion de plateforme de commande en ligne a été expliquée ainsi que ses avantages. Ce système permettra notamment la réduction du temps d’attente des clients, de s’informer à distance sur les arrivages, de consulter la disponibilité, de passer sa commande en ligne, d’indiquer son mode de règlement et la date de livraison souhaitée.

Le mécanisme proposé priorise les règlements par chèques bancaires ou de de la CLCAM, les virements bancaires en vue d’une sécurisation de la cession des produits médicaux et des transactions financières.

Il tient compte de l’environnement des acteurs suivant leur position ; quatre niveaux sont définis et les modes de paiement proposés varient suivant le niveau des centres.

Au regard de l’impact que le système peut avoir sur les performances de la CAME et de ses clients, sa mise en place est à encourager.

COMMUNICATION 4 : PRESENTATION DE L’APPLICATION DIS MOI DOC

Présentée par Dr ZANNOU Directeur de START UP, l’application DIS MOI DOC est une innovation justifiée par le désert médical, manque de soins de qualité et absence de plateforme.d’assistance médicale. Cette application s’installe aisément sur les téléphones et permet de discuter entre médecin et patient pour orienter ce dernier vers la meilleure source de traitement. Elle présente le prix des médicaments vendus par exemple en pharmacie, c’est une complémentarité de la plateforme des commandes en ligne au niveau de la CAME. Un onglet permet d’accéder aux informations sur la CAME par ses partenaires, les prix sont consultés, la disponibilité et les arrivages au niveau de tous les entrepôts, les critères d’accès aux produits de la CAME, les contacts des responsables.

Par ailleurs, un journal de santé est développé sur la plateforme, le patient peut y enregistrer au quotidien les symptômes de sa santé, un moniteur lui permet de suivre la prise de ses médicaments. La perspective est la mise en place, avec l’appui du Ministère de la Santé, de robot de diagnostics à distance.

Les participants ont apprécié l’intérêt des deux dernières communications et surtout félicité le promoteur de DIS MOI DOC pour son initiative. Des clarifications nécessaires ont notamment été apportées sur la sécurité des données, la stabilité énergétique, l’accès aux informations sur la disponibilité des produits au niveau de tous les entrepôts de la CAME, les moyens de transport des produits.

III-  COLLECTE DES DONNEES DE CONSOMMATIONS DES STRUCUTRES SANITAIRES

A la reprise des travaux suspendus après les exposés et débats, la collecte des données de consommation des structures sanitaires a été organisée.

Au terme de l’atelier, les recommandations suivantes ont été formulées :

De façon générale, il s’agit de poursuivre les efforts de mise en œuvre des dispositions de la convention de partenariat par les deux parties.

De façon spécifique

La CAME devra :

- Poursuivre l’amélioration du suivi des stocks et des commandes en vue d’améliorer la disponibilité des produits

- Œuvrer à la réorganisation du circuit  de distribution des produits

- Mettre à jour la liste des produits en général et des traceurs en particulier

Les Formations Sanitaires ont à :

- Signer la convention de partenariat ;

- Se référer à l’autorité réglementaire pour la destruction des produits pharmaceutiques périmés ;

- Exprimer leurs besoins en produits de santé suivant le nouveau canevas fourni par la CAME ;

- Communiquer à la CAME les problèmes éventuels de qualité sur ses produits ;

- Communiquer à la CAME les dons de produits annoncés ou reçus ;

- Faire l’effort de régler les factures dans les délais négociés avec la CAME, pour ne pas compromettre sa trésorerie ;

- Utiliser les moyens de paiements sécurisés indiqués pour le niveau de leur centre ;

- Utiliser les moyens de transport appropriés pour l’enlèvement des produits pharmaceutiques acquis à la CAME.

Le Ministère de la Santé prendra les dispositions pour définir le statut juridique des Dépôts Répartiteurs des Zones Sanitaires en vue de la réorganisation de la chaîne d’approvisionnement.

Le présidium a donné lecture du rapport de l’atelier. Il a été adopté après quelques amendements.

Le Président du présidium a alors remercié les participants pour leur confiance et leur  assiduité aux travaux.

IV- CEREMONIE DE CLOTURE

Le Dr ONIFADE a exprimé sa satisfaction à l’endroit du présidium pour avoir conduit les travaux avec dextérité. Il apprécié les échanges et rassuré l’assistance que la CAME en tiendra compte pour améliorer la disponibilité. Au nom de l’équipe de la CAME, il a remercié tous les participants pour leur mobilisation.

Les travaux ont été clôturés par le représentant du DPMED qui dans message a félicité tous les participants pour les fructueux échanges. Il a à son tour rappelé l’engagement de la CAME à mieux satisfaire les besoins en produits de santé. Il a promis de rendre compte des travaux aux autorités qui d’ailleurs accordent une attention particulière aux activités de ma CAME avant de souhaiter un bon retour à chacun.